On pense que certaines bactéries intestinales ont une meilleure capacité à influencer le métabolisme des glucides, ce qui entrave la perte de poids.

L’obésité est le principal problème de santé publique de notre temps. Bien que certaines mesures (pas toujours très efficaces) aient été prises pour l’arrêter, elle continue d’évoluer. Une meilleure compréhension du microbiote a conduit à l’obésité, à l’apparition de liens entre la composition du microbiote intestinal et la génétique. Cela nous permet d’imaginer de nouvelles solutions à cette maladie.

Selon la recherche :

L’étude, publiée dans le Mayo Clinic Proceedings, impliquait 26 personnes, dont 4 étaient en surpoids et 22 étaient obèses.

Les scientifiques ont collecté des données cliniques, biologiques et démographiques auprès des patients, puis n’ont agi que sur le mode de vie du patient (3 mois) en adaptant :

  • Régime alimentaire (augmenter la densité nutritionnelle des repas et réduire la densité calorique, dans le but de réduire l’apport énergétique).
  • Exercice (utilisez un podomètre pour mesurer les pas afin de répondre à la recommandation officielle de plus de 10 000 pas par jour).
  • Psychosocial (en utilisant des réunions de groupe hebdomadaires qui impliquent la gestion du stress, l’autosurveillance, l’établissement d’objectifs, le contrôle du stimulus, le soutien social, la résolution de problèmes, etc.).

Le but est de rendre les conditions de l’expérience aussi proches que possible de la réalité de la vie quotidienne.

Les chercheurs ont ensuite répété leur analyse à la fin de l’expérience (une collecte de matières fécales a été ajoutée) pour pouvoir comparer les résultats. Les chercheurs ont fixé une perte de poids de 5% du poids de départ comme critère de succès.

Ensuite, les chercheurs ont fait des découvertes surprenantes :

  • Augmentation significative des familles bactériennes spécifiques dans le groupe « succès ».
  • L’augmentation massive d’un autre type de bactéries dans le groupe « échec » et la présence de gènes qui améliorent l’activité des enzymes glucidiques.

Les auteurs ont conclu que le fait d’avoir une flore intestinale avec une bonne capacité de digestion des glucides limite considérablement la perte de poids chez les patients en surpoids.

En pratique

Si vous êtes obèse, veuillez-vous rendre dans une institution spécialisée. C’est une vraie maladie, et il est presque impossible de guérir sans aide extérieure.

Si vous vous occupez d’une personne obèse, ces résultats peuvent vous inciter à ajuster votre programme d’alimentation et à fournir un régime pauvre en glucides (ou cétogène) aux personnes qui ont des difficultés à perdre du poids, entre autres changements de mode de vie.